Pourquoi le Pôle ?

Devant être mis en place à la rentrée 2025, les pôles territoriaux ont pour ambition de prendre la relève de l’intégration sous forme d’un nouveau modèle.

Pourquoi sommes-nous là ?

 

Tout le monde n’a pas la chance d’être tombé dans la potion magique qui rend la vie scolaire facile. Cette célèbre image ci-contre illustre bien notre rôle : faire en sorte que le singe ne soit pas le seul à sourire.

Notre travail est d’informer, conseiller et soutenir les enseignants lors de la mise en place des aménagements raisonnables qui favoriseront l’équité entre les enfants neurotypiques et ceux à besoins spécifiques.

Le but étant de donner accès à tous les enfants aux apprentissages afin qu’ils puissent s’épanouir au mieux à l’école et dans la suite de leur vie scolaire.

 

Pourquoi les pôles ont-ils été mis en place?

Si l’on regarde l’évolution du nombre d’enfants en intégration permanente totale (IPT), au cours des sept dernières années, on constate qu’il a été multiplié par six*.

Le coût et l’intervention humaine étant également multipliés par six, la situation était devenue financièrement non viable.

De plus, l’intégration n’était pas répartie uniformément sur le territoire.

L’idée est donc de transférer les moyens de l’intégration dans les pôles territoriaux et de mieux les répartir géographiquement.

* Source : Ludivine Halloy, conseillère pédagogique pour l’enseignement spécialisé, orthopédagogue clinicienne

 

Quel cadre légal encadre les pôles territoriaux ?

La création de notre Pôle n’est pas une lubie passagère, mais est clairement écrite dans les textes de loi, notamment :

La mise en place des pôles territoriaux représente une réforme de la plus grande ampleur !

En effet, celle-ci touche l’enseignement de la maternelle au secondaire et tant l’enseignement ordinaire que spécialisé.

Besoins spécifiques

Nous venons de citer le terme de besoins spécifiques*, qu’en est-il ?

Il s’agit des besoins résultant d’une particularité, d’un trouble, d’une situation permanente ou semi-permanente d’ordre :

  • psychologique (ex. : trouble du comportement) ;
  • mental (ex. : troubles « dys », déficience intellectuelle) ;
  • perceptif (ex. : difficulté visuospatiale sévère) ;
  • psycho affectif (ex. : dépendance exagérée à l’adulte).

Faisant obstacle au projet d’apprentissage et requérant au sein de l’école, un soutien supplémentaire pour permettre à l’élève de poursuivre de manière régulière et harmonieuse son parcours scolaire dans l’enseignement ordinaire ou dans l’enseignement spécialisé.

Pour les enfants souffrant de troubles sensorimoteurs, un partenariat est prévu avec des écoles spécialisées telles que l’Irsa, l’institut royal pour Sourds et Aveugles.

 

* Source : décret Aménagements Raisonnables de 2017, article 1er.